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Quand l'aide à domicile ne suffit plus : les signes qui doivent alerter

Antoine Bonin, cofondateur et Directeur des Opérations de Zenior
Antoine Bonin
Cofondateur & Directeur des Opérations de Zenior

Mettre en place une aide à domicile permet souvent à une personne âgée de continuer à vivre chez elle tout en étant accompagnée dans certaines tâches du quotidien.

Quelques heures de ménage, une aide pour la toilette, le portage des repas, des soins infirmiers ou encore l’intervention d’un proche peuvent permettre de maintenir une organisation adaptée pendant plusieurs années.

Mais les besoins peuvent évoluer.

Une personne qui avait besoin de quelques heures d’aide par semaine peut progressivement avoir besoin d’une présence plus fréquente. Certaines tâches deviennent plus difficiles, les situations à risque se multiplient ou les proches doivent intervenir davantage.

Quand l’aide à domicile ne suffit plus, ce n’est pas forcément le signe qu’il faut immédiatement changer de solution. C’est avant tout un signal qui invite à réévaluer la situation et les besoins de la personne.

Voici les principaux signes objectifs à surveiller.

Quand l’aide à domicile ne suffit plus : de quoi parle-t-on ?

L’aide à domicile peut prendre différentes formes selon les besoins de la personne : aide aux repas, entretien du logement, toilette, habillage, courses, accompagnement aux sorties ou encore aide dans certains gestes du quotidien.

Elle peut être complétée par des soins à domicile, l’intervention de proches, de la téléassistance ou d’autres dispositifs.

Le problème apparaît lorsque l’organisation mise en place ne permet plus de répondre suffisamment aux besoins de la personne, notamment entre deux interventions.

Cela peut se traduire de différentes façons : davantage d’accidents, des difficultés pour réaliser les gestes essentiels, une surveillance devenue nécessaire ou encore un épuisement important de l’aidant.

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1. Les accidents et les situations à risque se multiplient

Une chute occasionnelle ne signifie pas automatiquement que l’aide à domicile n’est plus adaptée.

En revanche, lorsque les chutes, les accidents domestiques ou les situations dangereuses deviennent plus fréquents, il est important de réévaluer la situation.

Cela peut par exemple être le cas si la personne :

  • oublie régulièrement d’éteindre les plaques de cuisson ;
  • laisse couler l’eau ;
  • chute lorsqu’elle se déplace seule ;
  • ne parvient plus à utiliser correctement certains équipements ;
  • ouvre la porte à des personnes qu’elle ne connaît pas ;
  • se met régulièrement en difficulté lorsqu’elle reste seule.

Ces situations peuvent montrer que quelques heures d’intervention ne suffisent plus à garantir la sécurité de la personne pendant les périodes où elle est seule.

2. Les gestes essentiels du quotidien deviennent difficiles

L’évolution de l’autonomie peut être progressive.

Une personne peut continuer à vivre chez elle tout en ayant besoin d’une aide croissante pour :

  • se lever et se coucher ;
  • se laver ;
  • s’habiller ;
  • utiliser les toilettes ;
  • préparer ou prendre ses repas ;
  • se déplacer ;
  • prendre correctement ses médicaments.

L’aide à domicile peut permettre de compenser certaines difficultés.

Mais lorsque la personne a besoin d’une assistance importante pour plusieurs actes essentiels et que les interventions prévues ne permettent plus de couvrir ces besoins, l’organisation doit être réévaluée.

3. La personne ne peut plus rester seule entre deux interventions

C’est un élément particulièrement important à observer.

Au départ, une personne peut rester seule plusieurs heures sans difficulté entre deux passages d’aide à domicile.

Puis son autonomie peut diminuer.

Elle peut avoir besoin d’être rassurée régulièrement, ne plus savoir quoi faire en cas de problème ou avoir besoin d’une présence pour effectuer certains gestes.

Si la personne ne peut plus rester seule en sécurité pendant les périodes où aucune aide n’est présente, il faut se demander si l’organisation actuelle est toujours adaptée.

Cela peut conduire à augmenter les interventions, à mettre en place de nouveaux dispositifs ou à réfléchir à d’autres solutions lorsque ces adaptations ne suffisent plus.

4. Les erreurs dans la prise des médicaments deviennent fréquentes

La gestion des médicaments peut devenir difficile lorsque l’autonomie diminue.

Oublier régulièrement une prise, prendre deux fois le même médicament ou ne plus savoir quels traitements doivent être pris sont des situations qui doivent être signalées aux professionnels qui suivent la personne.

Une organisation spécifique peut parfois permettre de sécuriser la prise des traitements.

Mais si les erreurs persistent malgré les dispositifs mis en place, cela peut constituer un signe que la personne a besoin d’un niveau d’accompagnement plus important.

5. L’alimentation et l’hydratation deviennent difficiles à gérer

Préparer les repas n’est pas la seule difficulté à surveiller.

Une personne peut oublier de manger, ne plus penser à boire suffisamment, perdre l’appétit ou ne plus être capable de préparer correctement ses repas.

Le portage de repas ou l’intervention d’une aide à domicile peuvent répondre à une partie de ces difficultés.

Mais une perte de poids, des repas régulièrement oubliés ou des épisodes répétés de déshydratation doivent conduire à faire le point avec les professionnels qui accompagnent la personne.

6. Le logement devient de plus en plus difficile à entretenir ou à utiliser

Le logement peut lui-même devenir un indicateur de l’évolution de la situation.

Un logement qui était parfaitement adapté quelques années auparavant peut devenir plus difficile à utiliser ou à entretenir.

On peut notamment observer :

  • une accumulation de tâches ménagères ;
  • des pièces qui ne sont plus utilisées parce qu’elles sont difficiles d’accès ;
  • des difficultés à utiliser la salle de bain ;
  • des obstacles qui augmentent le risque de chute ;
  • une difficulté à monter ou descendre les escaliers.

Avant d’envisager une autre solution, il peut être pertinent d’étudier les possibilités d’adaptation du logement.

7. Les heures d’aide augmentent régulièrement

L’augmentation du nombre d’heures d’intervention n’est pas forcément un problème en soi.

Elle peut simplement accompagner une évolution normale des besoins.

Mais si les heures d’aide doivent être augmentées régulièrement et que l’organisation devient de plus en plus complexe, cela peut être le signe qu’il faut refaire un point global.

La question à se poser est alors :

Est-ce que les interventions mises en place répondent encore aux besoins réels de la personne ?

Il ne s’agit pas uniquement de compter le nombre d’heures d’aide, mais de regarder ce qui se passe entre chaque intervention.

8. Les proches doivent intervenir de plus en plus souvent

Le maintien à domicile repose parfois en grande partie sur la famille.

Un proche peut commencer par faire les courses une fois par semaine, puis passer plusieurs fois, gérer les rendez-vous, préparer les médicaments, accompagner les déplacements ou rester davantage auprès de la personne.

Progressivement, cette aide peut devenir très importante.

Lorsque les proches doivent être disponibles quotidiennement, gérer des situations imprévues ou assurer une surveillance régulière, il est important de prendre en compte leur capacité à continuer cette organisation dans le temps.

La fatigue de l’aidant est elle aussi un élément objectif à considérer.

9. Les interventions ne permettent plus de couvrir les besoins de la journée

Une aide à domicile intervient généralement à des horaires définis.

Mais certains besoins peuvent apparaître à n’importe quel moment de la journée.

Si la personne a besoin d’aide ou de surveillance très fréquemment, l’organisation peut devenir difficile à maintenir avec des passages ponctuels.

C’est notamment le cas lorsque les besoins concernent plusieurs moments de la journée ou nécessitent une présence rapprochée.

Dans ce contexte, il peut être nécessaire d'étudier différentes possibilités : renforcer les aides existantes, mobiliser d’autres dispositifs ou envisager une solution offrant une présence plus importante.

Comment savoir si l'aide à domicile ne suffit plus ?

Il n’existe pas un seul signe permettant de déterminer que le maintien à domicile n’est plus adapté.

C’est généralement l’accumulation de plusieurs difficultés qui doit conduire à réévaluer la situation.

Vous pouvez notamment vous poser ces questions :

La personne peut-elle rester seule en sécurité ?

Si elle chute, se désoriente, oublie régulièrement des choses importantes ou se met en danger lorsqu’elle est seule, l’organisation doit être réévaluée.

Peut-elle encore réaliser les gestes essentiels du quotidien ?

Il faut regarder concrètement les besoins concernant la toilette, l’habillage, les repas, les déplacements ou les toilettes.

Les aides actuelles répondent-elles à ces besoins ?

Si les interventions doivent être constamment augmentées ou si certains besoins restent sans réponse, il peut être nécessaire de revoir l’organisation.

Les proches peuvent-ils continuer à intervenir autant ?

La disponibilité et la fatigue des aidants font partie des éléments à prendre en compte.

Le logement reste-t-il adapté ?

Certaines difficultés peuvent parfois être compensées par des travaux ou des équipements adaptés.

Que faire lorsque l’aide à domicile ne suffit plus ?

Le premier réflexe n’est pas nécessairement de changer de logement.

Il peut être utile de commencer par faire réévaluer les besoins de la personne avec les professionnels qui la suivent.

Selon la situation, différentes adaptations peuvent être envisagées :

  • augmenter les heures d’aide à domicile ;
  • modifier les horaires des interventions ;
  • mettre en place des soins à domicile ;
  • organiser le portage des repas ;
  • installer une téléassistance ;
  • adapter le logement ;
  • mettre en place un accueil de jour ;
  • prévoir des solutions de répit pour l’aidant.

L’APA à domicile peut également contribuer à financer certaines aides nécessaires au maintien à domicile pour les personnes qui remplissent les conditions.

Si malgré ces adaptations, la personne nécessite une présence ou un accompagnement que l’organisation à domicile ne permet plus d'assurer, il peut alors être pertinent d’étudier d’autres solutions d’hébergement.

Quand faut-il commencer à envisager une autre solution ?

Il n’est pas nécessaire d’attendre une situation d’urgence pour commencer à se renseigner.

Lorsque les difficultés s’accumulent malgré les aides mises en place, une famille peut commencer à regarder les différentes solutions disponibles : hébergement temporaire, résidence autonomie, résidence services ou EHPAD selon le niveau d’autonomie et les besoins de la personne.

Se renseigner ou visiter un établissement ne signifie pas qu’une entrée est décidée.

Cela permet simplement de comprendre les possibilités, de comparer les établissements et de savoir quelles solutions pourraient être envisagées si la situation évolue.

Cette anticipation peut être particulièrement utile lorsqu’une hospitalisation, une chute ou une aggravation soudaine de l’autonomie pourrait rendre la décision urgente.

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Quand l’aide à domicile ne suffit plus : les points à retenir

Le fait d’avoir besoin de davantage d’aide ne signifie pas automatiquement que le maintien à domicile doit prendre fin.

En revanche, certains signes doivent conduire à réévaluer l’organisation :

  • les chutes et accidents deviennent plus fréquents ;
  • les gestes essentiels du quotidien deviennent difficiles ;
  • la personne ne peut plus rester seule en sécurité ;
  • les erreurs de médicaments se multiplient ;
  • l’alimentation ou l’hydratation deviennent problématiques ;
  • le logement n’est plus adapté ;
  • les heures d’aide augmentent régulièrement ;
  • les proches doivent intervenir de plus en plus ;
  • les besoins dépassent ce que les interventions ponctuelles peuvent couvrir.

L’objectif est avant tout de faire correspondre l’organisation aux besoins réels de la personne, sans attendre qu’une situation devienne urgente.

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Besoin de faire le point ?

Lorsque les besoins évoluent, il peut être difficile de savoir quelles solutions sont réellement adaptées à la situation.

Les Care Experts Zenior peuvent vous aider à faire le point gratuitement sur les possibilités : maintien à domicile, aides et services, hébergement temporaire ou établissement.

L’objectif est de comprendre la situation et d’examiner les différentes options possibles, sans décider à la place de la famille.

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‍2. Copy the ID: Take the ID you just created and wrap it in curly brackets. Example: {aside-newsletter}

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3. Place in Article: Go to your Rich Text element (the main article). Paste that code exactly where you want the block to appear.

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