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Où placer une personne atteinte d’Alzheimer ? Les solutions d’hébergement selon le stade de la maladie

Antoine Bonin, cofondateur et Directeur des Opérations de Zenior
Antoine Bonin
Cofondateur & Directeur des Opérations de Zenior

À retenir

  • Au stade léger, le maintien à domicile avec des aides adaptées reste souvent envisageable. Un accueil de jour peut également apporter du soutien à la personne et à ses proches.
  • Au stade modéré, un EHPAD disposant d’une unité de vie protégée (UVP), aussi appelée unité Alzheimer, peut répondre aux besoins de sécurité et d’accompagnement.
  • Au stade avancé, un EHPAD avec une prise en charge renforcée, voire une unité d’hébergement renforcée (UHR) lorsque les troubles du comportement le justifient, peut être envisagé.
  • L’hébergement temporaire permet parfois de tester une solution ou d’organiser une transition lorsque le maintien à domicile devient difficile.
  • Le choix dépend du niveau d’autonomie, des troubles cognitifs et comportementaux, des besoins de soins et des possibilités d’accompagnement de chaque établissement.

Où placer une personne atteinte d’Alzheimer ?

Lorsqu’un proche est atteint de la maladie d’Alzheimer, la question de son lieu de vie peut devenir de plus en plus importante au fil de l’évolution de la maladie. Les troubles de la mémoire, la désorientation, les difficultés à réaliser les gestes du quotidien ou les risques de chute peuvent progressivement compliquer le maintien à domicile.

Plusieurs solutions existent : rester chez soi avec un accompagnement adapté, bénéficier d’un accueil de jour, intégrer un EHPAD ou être accueilli dans une unité spécialisée Alzheimer. Certaines structures proposent également un hébergement temporaire ou un accompagnement renforcé pour les personnes présentant des troubles plus importants.

La solution la plus adaptée dépend avant tout du stade de la maladie et des besoins de la personne. Il ne s’agit pas uniquement de choisir un établissement, mais de trouver un environnement capable d’assurer sa sécurité, de préserver autant que possible son autonomie et de maintenir sa qualité de vie.

1. Au stade léger : privilégier un environnement familier et anticiper la suite

Au début de la maladie d’Alzheimer, la personne conserve souvent une partie importante de son autonomie. Elle peut encore vivre chez elle, effectuer certains gestes du quotidien et participer à des activités, même si des oublis ou des difficultés d’organisation commencent à apparaître.

À ce stade, une entrée en établissement n’est pas systématiquement nécessaire. Le maintien à domicile peut rester adapté si l’environnement est sécurisé et si les besoins de la personne sont correctement pris en charge.

Le maintien à domicile avec des aides adaptées

Le maintien à domicile constitue souvent une première option lorsque la personne peut encore vivre chez elle dans de bonnes conditions.

Plusieurs interventions peuvent être organisées progressivement :

  • une aide à domicile pour les repas, les courses, l’entretien du logement ou certains gestes du quotidien ;
  • des passages infirmiers lorsque des soins sont nécessaires ;
  • des activités adaptées pour maintenir les capacités et les interactions sociales ;
  • une téléassistance lorsque cela est pertinent ;
  • des aménagements du logement pour limiter les risques de chute et faciliter les déplacements.

L’accompagnement doit évoluer avec les besoins. Une personne qui vit encore seule peut, par exemple, avoir besoin de passages plus fréquents si elle commence à oublier de prendre ses repas ou à rencontrer des difficultés pour gérer ses médicaments.

Le maintien à domicile doit toutefois être réévalué si la personne se met en danger, se désoriente régulièrement ou ne peut plus rester seule en sécurité.

Pour aller plus loin, consultez notre guide sur la prise en charge d’Alzheimer à domicile.

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L’accueil de jour Alzheimer

L’accueil de jour permet à une personne vivant à domicile d’être accueillie dans une structure adaptée pendant une partie de la journée, généralement une ou plusieurs fois par semaine.

Il peut proposer des activités sociales, des stimulations cognitives et un accompagnement adapté aux troubles liés à la maladie. Il permet également aux proches aidants de disposer de temps pour leurs activités personnelles ou professionnelles.

Cette solution peut être intéressante lorsque le maintien à domicile reste possible, mais que la personne a besoin d’un cadre extérieur et d’activités régulières.

L’accueil de jour ne constitue toutefois pas un hébergement : la personne rentre chez elle à la fin de la journée.

La résidence autonomie : une possibilité à évaluer avec prudence

Une résidence autonomie peut convenir à certaines personnes au début de la maladie, lorsque les troubles cognitifs restent légers et que l’autonomie est suffisamment préservée.

Ces résidences s’adressent principalement aux personnes âgées relativement autonomes. Elles ne disposent pas nécessairement d’un encadrement médical ou d’une surveillance continue adaptée à la maladie d’Alzheimer.

Avant d’envisager cette solution, il est donc important de vérifier si les besoins de la personne sont compatibles avec les services proposés et si des professionnels extérieurs peuvent intervenir si nécessaire.

À mesure que la désorientation ou les difficultés du quotidien augmentent, une solution plus spécialisée peut devenir préférable.

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2. Au stade modéré : envisager un hébergement spécialisé Alzheimer

Au stade modéré, les troubles cognitifs ont généralement davantage de conséquences sur la vie quotidienne. La personne peut avoir besoin d’aide pour se laver, s’habiller, préparer ses repas ou se repérer dans son environnement.

Une surveillance plus importante peut également devenir nécessaire, notamment en cas de déambulation, de désorientation fréquente ou de tentatives de sortie.

Lorsque les aides à domicile ne suffisent plus à garantir la sécurité et un accompagnement adapté, un hébergement spécialisé peut être envisagé.

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L’EHPAD avec une unité de vie protégée (UVP)

L’unité de vie protégée (UVP), souvent appelée unité Alzheimer, est un espace situé au sein de certains EHPAD et spécialement organisé pour accueillir des personnes atteintes de troubles cognitifs.

Elle propose un environnement sécurisé, des repères adaptés et un accompagnement pensé pour les difficultés liées à la maladie.

Selon l’établissement, les caractéristiques peuvent notamment comprendre :

  • des espaces de circulation sécurisés ;
  • des repères visuels pour faciliter l’orientation ;
  • des espaces communs adaptés à la vie quotidienne ;
  • des activités ajustées aux capacités des résidents ;
  • des professionnels formés à l’accompagnement des troubles cognitifs.

L’objectif est de concilier sécurité, accompagnement et qualité de vie, en tenant compte des capacités qui restent préservées.

L’UVP peut notamment être envisagée lorsque la personne présente une désorientation importante ou une déambulation nécessitant un environnement sécurisé. L’admission dépend toutefois de son état de santé, de ses besoins et des critères propres à chaque établissement.

Pour comprendre le fonctionnement de ces structures, consultez notre guide sur les unités de vie protégée en EHPAD.

L’EHPAD sans unité Alzheimer dédiée

Un EHPAD ne disposant pas d’une UVP peut aussi accueillir certaines personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

La présence d’une unité spécialisée n’est donc pas une condition systématique pour envisager une entrée en EHPAD. Le point essentiel est de vérifier si l’établissement peut répondre aux besoins concrets de la personne.

Avant de faire un choix, il est utile de se renseigner sur :

  • l’expérience des équipes dans l’accompagnement de la maladie d’Alzheimer ;
  • les moyens de sécurisation des espaces ;
  • la capacité de l’établissement à accompagner la désorientation et la déambulation ;
  • les activités proposées ;
  • les modalités de suivi médical ;
  • la possibilité d’adapter l’accompagnement si la maladie progresse.

Un établissement sans unité dédiée peut convenir à certains profils, tandis qu’une UVP peut être plus adaptée à d’autres. Le nom de la structure ne suffit donc pas à déterminer si elle correspond à la situation.

L’hébergement temporaire en EHPAD

L’hébergement temporaire permet d’accueillir une personne âgée pour une durée limitée, notamment lorsque le maintien à domicile devient difficile ou que l’aidant a besoin de répit.

Pour une personne atteinte d’Alzheimer, cette solution peut être envisagée lors d’une période de transition, après une hospitalisation ou lorsque l’organisation à domicile doit être réévaluée.

Il faut cependant vérifier que l’établissement dispose d’un accompagnement adapté aux troubles cognitifs de la personne. Tous les EHPAD ne peuvent pas répondre aux mêmes besoins, et les places temporaires disponibles dans les unités spécialisées peuvent être limitées.

L’hébergement temporaire ne doit pas être confondu avec un accueil de jour : dans le premier cas, la personne est hébergée pour une période déterminée ; dans le second, elle rentre chez elle le soir.

Pour en savoir plus, consultez notre guide sur l’hébergement temporaire en EHPAD.

3. Au stade avancé : privilégier une prise en charge adaptée à des besoins importants

Au stade avancé, la maladie d’Alzheimer peut entraîner une perte d’autonomie importante. La personne peut avoir besoin d’une aide régulière pour la toilette, l’habillage, les repas et les déplacements. La communication peut également devenir plus difficile.

Les besoins de soins, de surveillance et d’accompagnement peuvent alors dépasser ce qu’il est possible d’organiser à domicile, même avec plusieurs interventions quotidiennes.

Un hébergement médicalisé disposant des ressources nécessaires peut offrir un cadre plus adapté. Le choix doit notamment tenir compte des troubles du comportement éventuels, de l’état de santé général et du niveau de dépendance.

L’EHPAD avec unité de vie protégée

Une UVP peut rester une solution adaptée à certaines personnes au stade avancé, à condition que l’établissement soit en mesure de répondre à leurs besoins.

Il faut notamment vérifier que l’équipe peut accompagner la perte d’autonomie, assurer les soins nécessaires et adapter les activités aux capacités restantes.

Le stade de la maladie ne suffit pas, à lui seul, à déterminer si une UVP convient. Les troubles du comportement, les besoins médicaux et le fonctionnement de l’unité doivent également être pris en compte.

L’unité d’hébergement renforcée (UHR)

L’unité d’hébergement renforcée (UHR) est destinée à des résidents présentant des troubles du comportement sévères qui compromettent leur sécurité ou celle des autres et nécessitent un accompagnement renforcé.

Elle propose un environnement sécurisé et une prise en charge spécifique, avec des professionnels formés à l’accompagnement de ces troubles.

L’UHR ne correspond pas automatiquement à une étape obligatoire du parcours Alzheimer. Elle concerne des situations particulières, évaluées par les professionnels de santé et les équipes de l’établissement.

L’orientation dépend notamment de la nature et de l’intensité des troubles, de leur retentissement au quotidien et des besoins d’accompagnement.

Lorsque les besoins médicaux deviennent prioritaires

Certaines situations nécessitent une évaluation médicale avant de déterminer le lieu de vie le plus adapté. Une aggravation brutale de la confusion, une chute, une douleur inhabituelle ou un changement soudain du comportement ne doivent pas être attribués automatiquement à la progression d’Alzheimer.

Ces changements peuvent être liés à un problème médical nécessitant une prise en charge spécifique.

Lorsque les besoins de santé sont importants, le médecin traitant et les équipes soignantes doivent participer à l’évaluation de la situation et à l’orientation vers la structure appropriée.

4. UVP, UHR, PASA : quelles différences ?

Ces trois dispositifs sont souvent associés à la maladie d’Alzheimer, mais ils ne répondent pas aux mêmes besoins.

L’UVP (unité de vie protégée) propose un hébergement au sein d’un EHPAD, dans un environnement sécurisé adapté aux personnes présentant des troubles cognitifs.

L’UHR (unité d’hébergement renforcée) propose également un hébergement, mais avec un accompagnement renforcé pour des personnes présentant des troubles du comportement sévères répondant aux critères d’admission.

Le PASA (pôle d’activités et de soins adaptés) accueille en journée certains résidents d’EHPAD présentant des troubles du comportement modérés. Il propose des activités adaptées, mais ne constitue pas une solution d’hébergement à part entière.

Le choix entre ces dispositifs ne repose donc pas uniquement sur le diagnostic d’Alzheimer. Il dépend des besoins de la personne et de l’évaluation réalisée par les professionnels.

5. Comment choisir le bon hébergement pour une personne atteinte d’Alzheimer ?

Le choix d’un établissement doit tenir compte de plusieurs critères complémentaires.

Le niveau d’autonomie

La personne peut-elle encore se déplacer seule ? A-t-elle besoin d’aide pour la toilette, les repas ou l’habillage ? Peut-elle rester seule sans risque ?

Ces questions permettent de déterminer le niveau d’accompagnement nécessaire et d’identifier les structures susceptibles d’y répondre.

Les troubles cognitifs et comportementaux

La désorientation, la déambulation, les troubles du sommeil, l’agitation ou les tentatives de sortie peuvent nécessiter des aménagements spécifiques.

Il est important de décrire précisément ces difficultés lors de la recherche, car elles peuvent influencer les possibilités d’admission.

Les soins et l’accompagnement proposés

Tous les établissements ne disposent pas des mêmes ressources. Il faut vérifier la capacité des équipes à accompagner la maladie d’Alzheimer, les besoins médicaux associés et l’évolution possible de la perte d’autonomie.

L’environnement et la vie quotidienne

Lors d’une visite, il est utile d’observer l’ambiance générale, les espaces de circulation, les lieux de vie et les activités proposées.

La sécurité est essentielle, mais elle ne doit pas être le seul critère. La qualité des relations avec les équipes, le respect des habitudes et les possibilités de maintenir les liens avec les proches comptent également.

La proximité avec la famille

Un établissement situé à proximité des proches peut faciliter les visites et maintenir les relations familiales. Ce critère doit toutefois être mis en balance avec les besoins de la personne et les capacités réelles de prise en charge de l’établissement.

Le coût et les aides financières

Le coût de l’hébergement varie selon l’établissement, le type de chambre, les prestations et le niveau de dépendance. Il est donc important de demander un devis détaillé et de se renseigner sur les aides financières mobilisables, notamment l’APA en établissement et, selon la situation, les aides au logement ou l’aide sociale à l’hébergement.

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6. Comment trouver un EHPAD avec une unité Alzheimer ?

Lorsqu’une unité Alzheimer semble adaptée, il est utile de cibler directement les établissements qui disposent d’une unité de vie protégée ou d’un dispositif correspondant aux besoins de la personne.

La recherche peut être organisée en plusieurs étapes :

  1. Définir les besoins de la personne. Niveau d’autonomie, troubles du comportement, soins nécessaires, habitudes et préférences.
  2. Identifier les établissements adaptés. Vérifier la présence d’une UVP ou d’une autre unité spécialisée, ainsi que les critères d’admission.
  3. Comparer les possibilités d’accueil. Disponibilité des places, coût, localisation, accompagnement proposé et organisation des visites.
  4. Visiter les établissements présélectionnés. Échanger avec les équipes pour comprendre le fonctionnement de l’unité et la manière dont les résidents sont accompagnés.
  5. Préparer le dossier d’admission. Réunir les informations administratives et médicales nécessaires et suivre les démarches demandées par chaque établissement.

Il est préférable de ne pas attendre que la situation devienne urgente pour commencer les recherches. Les places en unités spécialisées peuvent être limitées, et plusieurs établissements peuvent devoir être contactés avant de trouver une solution adaptée.

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Trouver une solution d’hébergement adaptée avec Zenior

Choisir un hébergement pour un proche atteint de la maladie d’Alzheimer peut être difficile, notamment lorsque les besoins évoluent et que plusieurs types de structures existent.

Zenior accompagne gratuitement les familles dans leur recherche d’établissement. Les Care Experts prennent en compte la situation de la personne, son niveau d’autonomie, ses besoins d’accompagnement et les critères de la famille pour identifier les établissements susceptibles de lui convenir.

Lorsqu’une unité Alzheimer est recherchée, il est notamment possible de préciser ce critère afin de cibler les établissements disposant d’un accompagnement adapté aux troubles cognitifs.

L’objectif est d’aider chaque famille à identifier une solution cohérente avec les besoins de son proche et à avancer dans les démarches, sans avoir à mener seule toutes les recherches.

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