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Après une fracture du col du fémur : retour à domicile ou hébergement ?

Antoine Bonin, cofondateur et Directeur des Opérations de Zenior
Antoine Bonin
Cofondateur & Directeur des Opérations de Zenior

À retenir

  • Après une fracture du col du fémur, le retour à domicile dépend notamment de l’autonomie, de la récupération de la marche et de l’environnement de vie.
  • Une période de rééducation en SMR, parfois encore appelée SSR, peut être nécessaire avant un retour à domicile.
  • La grille AGGIR permet d’évaluer le niveau de perte d’autonomie et de déterminer le GIR, notamment dans le cadre d’une demande d’APA.
  • Le maintien à domicile peut être organisé avec des aides humaines, des soins, des aménagements du logement et du matériel adapté.
  • L’hébergement temporaire peut constituer une solution intermédiaire lorsque le retour à domicile immédiat est difficile.

Une fracture du col du fémur représente souvent un véritable bouleversement pour une personne âgée. Après l’intervention chirurgicale, la priorité est de retrouver progressivement la mobilité et l’autonomie. Mais une question se pose rapidement : peut-on rentrer directement à domicile ou faut-il prévoir une période d’hébergement ou de rééducation ?

Il n’existe pas une réponse unique. Le choix dépend de l’état de santé de la personne, de ses capacités avant et après la fracture, de son logement et des aides qui peuvent être mises en place.

Après une fracture du col du fémur, que se passe-t-il après l’hospitalisation ?

La sortie d’hôpital doit être anticipée dès que possible. Après une fracture du col du fémur, la récupération repose notamment sur la rééducation, la reprise progressive de la marche, le suivi médical et la prévention des complications et des nouvelles chutes.

Selon l'état de santé et les capacités de récupération, la rééducation peut être réalisée à domicile ou dans un établissement spécialisé. Lorsque la situation médicale est plus complexe, une orientation vers un établissement de soins médicaux et de réadaptation (SMR) peut être proposée. Le terme SSR, pour « soins de suite et de réadaptation », reste d'ailleurs couramment utilisé pour désigner ce type de prise en charge.

La question du lieu de vie se pose donc en fonction de la situation de la personne au moment de la sortie, et pas uniquement en fonction de la fracture elle-même.

Retour à domicile ou hébergement : quelles différences ?

Le retour à domicile

Le retour à domicile peut être envisagé lorsque la personne peut retrouver un niveau d’autonomie compatible avec son environnement et que les aides nécessaires peuvent être organisées.

Il ne signifie pas forcément que la personne doit être autonome dans tous les gestes du quotidien. Des interventions peuvent être mises en place pour sécuriser les premières semaines ou accompagner une perte d’autonomie plus durable.

Après une fracture du col du fémur, le domicile peut notamment nécessiter :

  • une aide pour la toilette et l’habillage ;
  • une aide pour les repas ou le portage de repas ;
  • une aide pour les courses et l’entretien du logement ;
  • des soins infirmiers si nécessaire ;
  • des séances de kinésithérapie ;
  • une téléassistance ;
  • du matériel adapté comme un déambulateur ou un lit médicalisé ;
  • des aménagements du logement pour limiter les risques de chute.

L’Assurance Maladie recommande notamment d’anticiper certains aménagements : installer la chambre au rez-de-chaussée si nécessaire, sécuriser la salle de bain et les toilettes, supprimer les risques de glissade ou encore prévoir du matériel adapté.

Le séjour en SMR

Le SMR peut être proposé lorsque la personne a besoin d’une prise en charge de rééducation ou de soins qui ne peut pas être assurée dans de bonnes conditions à domicile.

L’objectif est notamment de favoriser la récupération de la mobilité et de permettre à la personne de retrouver autant d’autonomie que possible après l’intervention.

Ce type de séjour peut donc constituer une étape entre l’hospitalisation et le retour à domicile. Il ne signifie pas nécessairement que la personne devra vivre durablement en établissement.

L’hébergement temporaire

L’hébergement temporaire peut également être envisagé lorsque le retour immédiat à domicile est compliqué, notamment lorsque le logement n’est pas encore adapté ou que les proches ne peuvent pas assurer la présence nécessaire.

Il peut permettre à la personne âgée de bénéficier d’un accompagnement professionnel pendant une période limitée, avant un éventuel retour à domicile. Plusieurs structures peuvent proposer ce type d’accueil, notamment certains EHPAD, résidences autonomie ou résidences services.

C’est donc une solution intermédiaire à distinguer d’une entrée définitive en établissement.

La grille GIR : un outil pour évaluer l’autonomie

Pour déterminer les besoins d’une personne âgée après une fracture, il est utile de regarder au-delà du diagnostic médical et d’évaluer concrètement ce qu’elle peut encore faire seule.

C’est notamment le rôle de la grille AGGIR, qui permet d’évaluer le niveau de perte d’autonomie d’une personne âgée et de lui attribuer un GIR, de 1 à 6. Le GIR 1 correspond au niveau de perte d’autonomie le plus important et le GIR 6 au niveau le plus faible.

L’évaluation porte notamment sur des actes de la vie quotidienne comme :

  • se déplacer à l’intérieur du logement ;
  • se lever et effectuer ses transferts ;
  • faire sa toilette ;
  • s’habiller ;
  • manger ;
  • utiliser les moyens de communication.

Le GIR ne suffit pas à lui seul pour décider d’un retour à domicile ou d’un hébergement. Il permet en revanche de mieux comprendre le niveau d’aide dont la personne peut avoir besoin et intervient notamment dans l’attribution de l’APA.

Les personnes évaluées en GIR 1 à 4 peuvent bénéficier de l’APA, sous réserve de remplir les autres conditions d’attribution. Les personnes en GIR 5 ou 6 peuvent notamment se tourner vers les aides de leur caisse de retraite.

Retour à domicile : quelles aides peuvent être mises en place ?

Un retour à domicile après une fracture du col du fémur ne repose pas uniquement sur la volonté de la personne ou de ses proches. Il doit être organisé en fonction des besoins réels.

L’aide à domicile

L’aide à domicile peut devenir un élément central du retour à la maison.

Elle peut notamment intervenir pour :

  • aider à la toilette ;
  • accompagner l’habillage et le déshabillage ;
  • préparer les repas ;
  • faire les courses ;
  • entretenir le logement ;
  • accompagner certains déplacements ;
  • assurer une présence lorsque la personne ne peut pas rester seule trop longtemps.

Les interventions peuvent être plus fréquentes juste après la sortie, puis évoluer en fonction de la récupération.

Il est donc possible de commencer avec un accompagnement important pendant les premières semaines, puis de réduire progressivement les heures d’intervention si l’autonomie revient.

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Les soins et la rééducation à domicile

Le retour à domicile peut également être accompagné par différents professionnels de santé.

La kinésithérapie joue notamment un rôle dans la récupération de la marche et des capacités physiques. Des soins infirmiers peuvent également être nécessaires selon la situation médicale.

L’Assurance Maladie prévoit par ailleurs un accompagnement au retour à domicile après une hospitalisation pour fracture de l’extrémité supérieure du fémur, avec notamment une organisation des premiers rendez-vous de suivi.

L’adaptation du logement

Le logement doit aussi être évalué avant la sortie.

Un logement avec des escaliers, une salle de bain difficile d’accès ou des toilettes éloignées de la chambre peut compliquer fortement le quotidien après une fracture.

Selon les besoins, différentes adaptations peuvent être envisagées : barres d’appui, siège de douche, rehausseur de toilettes, sols antidérapants, téléassistance ou encore installation temporaire de la chambre au rez-de-chaussée.

L’APA à domicile

Lorsque la personne âgée présente une perte d’autonomie, l’APA à domicile peut contribuer à financer certaines dépenses prévues dans un plan d’aide personnalisé.

Elle peut notamment participer au financement d’heures d’aide à domicile, du portage de repas, de la téléassistance, de matériel ou encore de certains aménagements du logement. L’APA est destinée aux personnes de 60 ans et plus évaluées en GIR 1 à 4.

La demande est faite auprès du département. Une équipe médico-sociale réalise ensuite une évaluation au domicile afin de déterminer les besoins et d'établir un plan d'aide.

Dans quels cas l’hébergement peut-il être plus adapté ?

Le retour à domicile peut être difficile lorsque plusieurs facteurs se cumulent.

C’est notamment le cas lorsque la personne :

  • ne peut pas se lever ou se déplacer sans une aide importante ;
  • ne peut pas utiliser les toilettes ou la salle de bain en sécurité ;
  • reste très dépendante pour la toilette et l’habillage ;
  • nécessite une surveillance importante ;
  • vit dans un logement difficile à adapter ;
  • ne dispose pas d’un entourage pouvant participer à l’organisation du quotidien ;
  • nécessite encore une rééducation importante ;
  • présente un état de santé nécessitant une prise en charge qui dépasse ce qui peut être organisé à domicile.

Dans ce contexte, un séjour en SMR ou un hébergement temporaire peut permettre de poursuivre la récupération avant de réévaluer la situation.

À l’inverse, une personne qui récupère progressivement sa mobilité et dont le logement peut être sécurisé peut parfois retrouver son domicile avec un accompagnement adapté.

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Comment choisir entre domicile et hébergement ?

Le choix peut être envisagé à partir de plusieurs questions concrètes :

La personne peut-elle se déplacer en sécurité ?
Peut-elle se lever, effectuer ses transferts et se déplacer dans son logement avec ou sans aide ?

Peut-elle réaliser les gestes essentiels du quotidien ?
La toilette, l’habillage, les repas et l’utilisation des toilettes sont-ils réalisables seul ou avec une aide organisée ?

Le logement est-il adapté ?
Existe-t-il des escaliers, une salle de bain difficile d’accès ou d’autres obstacles pouvant rendre le retour dangereux ?

Quelles aides peuvent réellement être mises en place ?
Des professionnels peuvent-ils intervenir suffisamment souvent ? Les soins et la rééducation peuvent-ils être organisés à domicile ?

L’entourage est-il disponible ?
Les proches peuvent-ils assurer une présence ou participer à l’organisation du quotidien sans que cela repose entièrement sur eux ?

Quel est le niveau d’autonomie ?
L’évaluation de la perte d’autonomie et le GIR peuvent aider à mieux identifier les besoins et les aides mobilisables.

Il ne s’agit donc pas simplement de choisir entre « maison » et « établissement ». Une période de SMR peut précéder un retour à domicile, un hébergement temporaire peut permettre une transition, et les aides à domicile peuvent évoluer au fil de la récupération.

Après une fracture du col du fémur, le choix peut évoluer

La situation d’une personne âgée n’est pas nécessairement figée au moment de sa sortie d’hôpital.

Une personne qui a besoin d’un séjour en SRR peut ensuite retrouver son domicile. Une personne qui rentre chez elle peut avoir besoin de davantage d’aide pendant quelques semaines, puis retrouver progressivement certaines capacités.

À l’inverse, si la récupération reste limitée ou si le domicile ne permet plus d’assurer la sécurité et l’accompagnement nécessaires, d’autres solutions peuvent être envisagées.

L’important est donc de réévaluer régulièrement les besoins, plutôt que de considérer la sortie d’hospitalisation comme une décision définitive.

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Fracture du col du fémur : quelle solution privilégier ?

Il n’existe pas de solution universelle après une fracture du col du fémur chez une personne âgée.

Le domicile peut convenir lorsque l’environnement est sécurisé et que les soins, la rééducation et l’aide au quotidien peuvent être organisés. Le SMR peut être pertinent lorsque la récupération nécessite encore une prise en charge spécialisée. L’hébergement temporaire peut constituer une étape lorsque le retour immédiat à domicile n’est pas possible.

L’évaluation de l’autonomie, notamment à travers la grille AGGIR et le GIR, permet de mieux comprendre les besoins. Elle doit toutefois être complétée par une évaluation médicale, sociale et pratique de la situation.

Pour être accompagné dans la recherche d’une solution adaptée après une fracture du col du fémur, les Care Experts Zenior peuvent aider les familles à identifier les établissements correspondant aux besoins de leur proche et à avancer dans les différentes étapes de la recherche.

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‍2. Copy the ID: Take the ID you just created and wrap it in curly brackets. Example: {aside-newsletter}

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3. Place in Article: Go to your Rich Text element (the main article). Paste that code exactly where you want the block to appear.

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